dimanche 9 septembre 2012

C'est dimanche !!!


Jour de braderie, après Lille qui a vu fleurir son lot de stands à cochonneries poussiéreuses, c’est au tour des autres bourgades françaises de reprendre le flambeau.

Et hop, un vieux service Arcopal avec les fleurs imprimées dans les assiettes.
Plus très fraîches les jonquilles, les coups de fourchettes, de couteaux, les frictions au Spontex ont eu raison de leurs couleurs.
Mais elles devraient trouver preneur. 
Tout à un prix, il y a pas de petit profit, une fois encore l’important c’est de participer.
Le plaisir d’offrir, la joie de recevoir et tous les adages bidons qui font que notre pays se recroqueville.

En France on a pas de pétrole mais on a pas d’idée non plus.

C’est la première grande braderie aussi pour François Hollande !
Ce soir à la télé il va déballer son stand avec les sempiternelles litanies sur les riches, la crise (priorité du gouvernement), les travailleurs (priorité du gouvernement), les exclus (priorité du gouvernement), les patrons, le chômage (priorité du gouvernement), la fiscalité (priorité du gouvernement), l’Europe et une certaine idée de la France et de ses valeurs. 
Et pour soigner tout ça, il va utiliser des remèdes à la Jules Grevy, Sadi Carnot ou encore Jean Casimir Perier.
Demain la droite dira que ça ne tient pas, la gauche dira que il ne faut pas trahir les travailleurs et qu'il y a des négociations qui seront difficiles, donc rien ne bougera. Nous nous enfoncerons un peu plus dans la pauvreté.

L’année prochaine nous participerons de nouveau à des braderies pour recycler nos poussières entre voisins...
Et dans 2 ans on ne fera plus de vide-grenier mais des vide-poubelles et ainsi de suite.
Dans 5 ans, je vous l'annonce, on vivra tous comme des Sénégalais à réparer nos voitures avec du skotch et de la ficelle parce que rien n’aura été fait et il n’y aura plus rien a recycler.

Alors wake up ! François, la Chine s’est réveillée et les réponses ne se trouvent pas dans le rétroviseur.

Ce soir, on regarde quand même Hollande à la téloche et on s’en reparle demain.
D’ici là, faites de beaux rêves.

Aucun commentaire: